Voyage intérieur

Drôle de période, drôle de vie.

Nous voici confiné.e.s depuis 1 mois et demi et ce confinement se passe bien différemment selon que l’on habite à 8 dans un petit appartement ou dans une maison avec un extérieur.

Ceux qui n’ont pas la surcharge mentale d’une famille nombreuse avec les devoirs, les tâches quotidiennes, les pleurs des petits etc.. ont pu constater que cette assignation à résidence est l’occasion de profiter de son intérieur, son cocon, l’arranger, prendre le temps d’améliorer la déco, coudre ce bout de tissus qui attend depuis 6 mois, peindre ce miroir alors que l’on pensait ne jamais en avoir le temps, le temps… celui après qui l’on court et qui nous est, pour beaucoup, aujourd’hui offert.

Les soignant.e.s, caissier.e.s, éboueurs, boulanger.e.s, boucher.e.s, et tous ces métiers qui prennent des risques pour nous tous n’ont pas ce luxe.

C’est difficile pour les angoissées, ennuyant pour les hyperactifs, inquiétant pour les intermittents, commerçants, indépendants, triste pour les gens qui perdent des proches ou ont des malades autour d’eux, triste aussi pour les ainés isolés, terrible pour les personnes maltraitées à leur domicile, mais pour certain.e.s, c’est l’occasion de s’occuper de son intérieur, au-delà de la maison, pour beaucoup les choses se posent et donnent un peu plus de clarté sur qui ils sont, quelles sont leurs attentes dans la vie, les projets et rêves qu’ils ont laissé tomber, faute de… temps.

Il est où ce projet d’apprendre l’anglais? De se (re)mettre à coudre? De jardiner? Elle est où cette envie d’appeler les perdus de vue? De se rendre utile pour les plus démunis? 

Nombreux.ses sont ceux/celles qui envisagent une réorientation professionnelle, revoient leur priorités, mettent un point d’honneur à désormais passer plus de.. temps avec leurs proches. Arrêter cette course effrénée qui nous rend tous débordés.

Ce virus étrange en forme de couronne crée un sacré remue-ménage, le monde entier à l’arrêt, la planète qui respire lorsque les humains luttent en réa.

De nos proches, à notre chanteur préféré, en passant par notre coiffeur, tout le monde vit la même crise, étrange quand même d’avoir un point commun si déroutant avec l’humanité entière. Cela nous rapproche à l’ère de la distanciation sociale.

On redécouvre des amis, on rencontre des amis d’amis en apéro-visio, on sourit au voisin quand on sort la poubelle avec un regard différent.

Drôle de période.

Drôle de vie.

Que va-t-on faire après? …après… ce flou sans projection possible, à nous d’en faire ce qui nous semble juste.

Aujourd’hui la priorité est de prendre soin les uns des autres, et on se retrouvera bientôt pour discuter de cette chose folle que l’on a vécue… ensemble. <3 

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